Île-de-France
Prix moyen des terres et prés en 2022
Les commentaires relatifs à l’évolution des prix des terres et prés exigent la plus grande prudence dans la région capitale, en raison de l’étroitesse du marché foncier des biens physiques. Quelques mutations conséquentes suffisent à perturber les moyennes sans pour autant traduire de véritables évolutions générales. Pour rappel, ces prix sont établis uniquement sur la base des transactions du marché foncier et n’incluent donc pas les références des transactions portant sur des parts sociales. Pourtant, le phénomène sociétaire est largement majoritaire dans la région depuis plusieurs années : le marché des biens physiques totalise 17 843 ha en 2020 tandis que la superficie totale impactée par des mouvements sociétaires, plus ou moins importants, est de 25 784 ha. 30% de cette dernière superficie correspondent à des cessions de parts réalisées hors du cadre familial et les deux tiers d’entre elles sont intervenus en Seine-et-Marne, signe d’une augmentation très significative de la SAU moyenne des exploitations de ce département. A noter une baisse de 10 points de la part des achats fonciers des fermiers en place (38% de la superficie du marché foncier agricole en 2020) qui peut s’expliquer par les mauvaises récoltes successives de ces dernières années. Les prix des terres et prés loués non bâtis sont stables ou progressent dans toute l’Ile-de-France à l’exception du Val-d’Oise où les biens vendus occupés totalisent à peine plus de 500 ha. De plus, les valeurs des biens occupés sont relativement homogènes à l’échelle régionale, s’inscrivant à l’intérieur d’une fourchette allant de 6 400 à 6 990 euros/ha. En revanche, les prix des mêmes biens, libres, diminuent pour la deuxième année consécutive. La baisse est très forte (-22%) dans le département de l’Essonne mais les ventes ne portent que sur 200 ha.
Marché des terres et prés en 2022
1,47% des surfaces
en terres et prés ont été vendues